vendredi 6 novembre 2009

Dans la meme galere

Contrairement a la plupart des autres courses que j'ai pu faire, l'ambiance sur la Diagonale n'etait pas a la competition, mais plutot a la solidarite entre coureurs embarques dans la meme galere. On discutait donc avec de parfaits inconnus, on s'encourageait les uns les autres.
Faut dire, on a tous demarre sous la meme pluie diluvienne, trempes, les pieds couverts d'ampoules. On a tous galere dans l'interminable montee du volcan, ou les embouteillages laissaient le temps de discuter. Puis a Mare a Boue, on rencontre Jacques qui m'offre un sachet de Lu P'ti Dej' (miam, mes biscuits preferes !) et nous raconte qu'il a 20 mn de retard sur son horaire de l'an dernier et espere finir en 62 heures. Il nous donne rendez-vous a la Redoute ; on n'y etait pas, mais j'espere qu'il y etait. Au final il y a eu 37.5 % d'abandons cette annee, et je ne sais pas si ca compte ceux qui ont rate les barrieres horaires. En tous cas seuls moins de 3 coureurs sur 5 recoivent le precieux maillot jaune...

Sinon, de retour a Melbourne, et de retour a l'entrainement ! Mercredi soir aller-retour au Taekwondo en courant, l'aller a ete plus rapide que le retour (incomplet, GPS tombe en rade a mi-chemin), bizarrement :-)

Et ce week-end on nous annonce grand beau temps, il serait temps, donc une petite sortie footing-plage au programme.

La semaine prochaine les photos de la Reunion (heureusement que Ronan avait un appareil photo...) De mon cote je vais changer pour celui-la (quand mon compte en banque sera remis des vacances...) : etanche, anti-chocs, anti-gel, grand-angle... et en plus il est orange ! :-)

mercredi 4 novembre 2009

La Diag' des Oufs

Me voila de retour a Melbourne, alors je vous dois bien un petit resume un peu plus parlant de la Diag des Oufs. Et quelques photos prises par l'organisation ici

Mercredi matin, arrivee a l'aeroport de Saint-Denis avec plein de retard, avion de l'ile Maurice annule pour cause de mauvais temps, 5h d'attente puis recasee dans un autre avion. L'apres-midi recuperation des dossards, il y a foule au stade de la Redoute, je me fais interviewer par un journaliste qui cherche "une fille qui fait le Grand Raid". C'est vrai qu'on est pas nombreuses, ma categorie represente 4 % des participants...

Jeudi gargantuesque repas de midi, tentative (ratee) de sieste, puis depart du studio dans l'aprem vers 17h30. Bus a Saint-Denis pour 2h30 de trajet vers Saint-Philippe. Je tombe deja de sommeil mais derriere moi une raideuse toute excitee crie au telephone avec sa famille. Arrivee au stade du Cap Mechant (le depart) sous la pluie, on nous sert un petit dej', il y a de la musique, mais le stress monte. Depart dans plus de 2h, alors on attend.

Minuit, c'est parti au son des djembes ! Il pleut des cordes, on est trempes, on court dans les flaques, il y a foule pour nous encourager malgre tout. On ne court pas tres longtemps avant d'attaquer la montee du volcan, et la ca bouchonne. On avance au pas, avec parfois blocage complet, pendant des heures. Lecon numero 1 : il faut se placer sur la ligne de depart pour eviter les embouteillages. Un premier checkpoint a 2h30 du mat' je crois (limite a 3h), le temps est passe vite pour l'instant, et j'avale deja ma 2e barre cereale (1 par heure et demie a peu pres).

Le jour se leve et on n'est toujours pas a Foc Foc, on continue de monter. Motivee par la lumiere du jour je commence a doubler un maximum de gens, puis double une fille qui galere sur ses deux batons et bloquait tout le monde, et la plus personne devant ! Le pied ! Du coup je pars en courant mais ne tarde pas a me rendre compte, le souffle court, qu'on est quand meme a plus de 2000m d'altitude. D'ailleurs un peu plus loin on depasse un coureur qui n'a pas l'air bien du tout, emballe dans sa couverture de survie et surveille par un ami.

Un peu plus tard, le sommet du volcan avec des paysages a couper le souffle. Manque de bol mon appareil photo a rendu l'ame sous la pluie (son etui est completement moisi) donc pas de photo, mais croyez-moi c'etait sublime :-D A Foc Foc on croise l'equipe medicale au pas de course avec une bouteille d'oxygene sur le dos "il est en arret", puis un helicoptere arrive. Il doit s'agir du gars de tout a l'heure. Pause pour manger et peu, changement de chaussettes pour la paire de rechange, meme si elle est trempee. Lecon numero 2 : prevoir un sac etanche.

On ne tarde pas a repartir avec une petite heure d'avance sur le temps limite, pour traverser la Plaine des Sables. Magnifique paysage, il commence a faire bien chaud, il fait super beau, on est en pleine forme, on commence a courir un peu sur le sol rocailleux, un vrai terrain de jeux, on s'eclate. Pour l'instant tout va bien. Un peu plus tard on remonte, on est presque seuls maintenant, ca s'est bien etale.

Puis on traverse des champs avec des vaches, changement total de paysage. Petit coup de barre mais ca repart apres une barre cereale et en suivant Ronan qui me sert de lievre. Petites echelles pour rentrer et sortir des parcs a vaches, puis une route ou les Reunionnais (petits veinards) sont attendus par leur famille avec vrai repas, chaussures seches, et reconfort. Pour nous ca sera pates au beurre avec les 2 derniers morceaux de poulet, servies par les militaires a Mare a Boue. Lecon numero 3 : avoir une equipe d'assistance, c'est bien.

Apres ca il faut de nouveau remonter vers Coteau Maigre. Cette premiere partie se passe bien, on avance a un bon rythme, une petite pause gouter et on repart. Ca continue a monter vers Kerveguen et la ca commence a plus aller. Je ne reve que du diner chaud, je supporte plus les barres cereales et je dors presque debout. Quand on arrive enfin a Kerveguen, grosse deception, il n'y a rien a manger, juste une equipe de secouristes qui me deconseillent de m'allonger sinon je pourrai plus repartir, et me promettent qu'il y a des repas chauds a la Caverne Dufour, dans 3 km. Lecon numero 4 : ne pas prevoir que des barres cereales mais aussi de la nourriture salee, et de la cafeine pour tenir eveille.

Du coup c'est reparti, mais ca s'arrange pas. On ralentit de plus en plus, tout le monde nous double, je suis obligee de m'arreter plusieurs fois, en plus il pleuviote. Des inconnus qui passent m'encouragent a me relever et a continuer pour ne pas tomber malade. Mal au coeur, mal au ventre, mal a la tete, youpi... Les 3 km les plus longs de ma vie, ca. Puis on commence a entendre la voix de la benevole qui lit les numeros des coureurs qui arrivent au checkpoint, et on voit le gite de la Caverne Dufour, encore si loin. Il faut encore redescendre vers le gite, je m'accroche a sa voix. Merci a cette benevole qui m'accueille si chaleureusement au cp. Il est deja 18h, il commence a faire nuit.

Manque de bol en guise de repas chaud il y a juste de la soupe... Un tour dans la tente medicale, ils me rechauffent sous 2 couvertures + 1 couverture de survie, parait que j'ai dormi aussi je me rappelle meme plus. Puis on me propose de descendre en helicoptere a Saint-Denis, si oui c'est maintenant, sinon faut finir a pied jusqu'a Cilaos. Bon, la suite vous la connaissez, j'ai craque, et pris l'helico, pas vraiment profite du magnifique paysage sous les derniers rayons du soleil, deja en train de me demander "mais qu'est-ce que j'ai fait ?". Fini la nuit a l'hopital de Saint-Denis (la nuit la plus chere du monde, d'ailleurs...) a m'endormir tout le temps y compris pendant que le toubib m'examinait.

Ronan m'a attendue (merci !) puis a continue a pied, et a adore la super descente casse-gueule de nuit avec 1200m de denivele negatif sur 4km de distance, puis s'est fait confisquer son dossard au bas de la dite descente pour avoir depasse le temps limite a 21h. Plus que 3km de route vers Cilaos, et un bus qui est passe entre 2 eboulis pour ramener les coureurs qui abandonnent vers Saint-Denis. Et il y en a. Au final il y aura eu 37.5 % d'abandons, et sur les 2700 coureurs inscrits, un peu moins de 1500 ont ete classes...

Conclusion, course fantastique, avec du public partout a nous encourager, une super ambiance, mais course abortee, alors qu'en plus mes jambes allaient tres bien. L'entrainement physique ne fait pas tout, y a aussi toute la logistique, le matos, l'alimentation pendant la course, et surtout le sommeil. La prochaine fois, faudra que j'arrive plus tot pour recuperer du decalage horaire, et que je m'assomme pour reussir a faire la sieste l'apres-midi. Bah oui, la prochaine fois, pasque pas moyen de rester la-dessus, Donc vous n'avez pas fini d'entendre parler de la Diagonale des Fous ! (encore un article tres court celui-la... ^^)

samedi 24 octobre 2009

Abandon

J'ai abandonne au Piton des Neiges, malaise a cause du manque de sommeil et du froid, vetements trempes parce qu'il a pas arrete de pleuvoir. Helicoptere pour l'hopital de Saint-Denis, la nuit aux urgences a dormir, et tout va bien. Meme pas eu le temps d'avoir mal aux jambes, c'est frustrant... :-(
Desolee pour mes supporters en folie, pas de T-shirt "I survived" finalement... :,-(

mardi 20 octobre 2009

Folie

Amis supporters, bonjour !

Ce soir, je prends l'avion, sans visa, pour la belle ile de la Reunion, ile volcanique et montagneuse de son etat, avec la grandiose idee de la traverser du sud-est au nord-ouest en passant par le milieu pasque c'est la ou il y a toutes les montagnes donc c'est plus fun, tout ca en 3 jours a courir, puis marcher, puis boitiller, puis se trainer, puis... ah normalement la c'est l'arrivee, sinon pwoblem... Fantastique idee qui porte le nom de Diagonale des Fous, on se demande bien pourquoi, tiens. Surtout quand on voit le profil de la course : cadeau.


Et donc, si vous vous ennuyez ce week-end, que vous etes fatigues sur votre canape un dimanche matin apres une soiree en boite, que vous n'arrivez pas a trouver le sommeil apres avoir soumis a l'arrache votre dernier article, ou s'il pleut dehors il pleut, et c'est tant mieux, pasque tu peux pas t'casser il pleut, j'ai ce qu'il faut pour vous occuper devant votre ordinateur jusqu'au bout de l'infinuit et au-dela !

Le site du GRR, qui a fait peau neuve : ici. Depuis ce site vous pourrez me suivre en direct (numero de dossard 285) ici pendant plus de 50 heures, pasque je fais pas les choses a moitie ! Et vous pouvez aussi voir le parcours sur Google Earth, pour faire comme si vous y etiez. En fait, c'est LE site essentiel du week-end :-D

Et enfin, dimanche dans l'apres-midi, si je peux marcher jusqu'au cyber-cafe-deshydrate-a-la-petite-cuillere du coin, pasque vous le valez bien, je vous posterai un joli "I survived" ici meme. En attendant, just cross fingers...

mercredi 14 octobre 2009

Marathon

Mon temps officiel est maintenant en ligne sur le site du marathon : 4h18 minutes 44 secondes, c'est bien precis. Bon, la prochaine fois c'est moins de 4h, c'est sur !


Il y a aussi des photos en ligne mais c'est juste des apercus vu qu'ils essayent de nous les vendre pour une somme pas modique du tout. Quand on pense qu'on a deja paye plus de 100$ juste pour avoir l'honneur de courir avec de l'eau aux ravitos, y a de l'arnaque... Le meme site propose meme des videos de mon arrivee... !

Et j'ai rassemble quelques photos pour vous sur Picasa

lundi 12 octobre 2009

Premier

Bonjour bonjour ! Comme promis, voila le recit de mon marathon, le premier !


Depart 7h du mat' sur Batman Avenue. Ce qui veut dire reveil a 5h30 (bon, j'avoue, a partir de 4h j'arrivais deja plus a dormir), velo jusqu'au MCG, petit dej' a base de barres energetiques + 1 pomme, 4 fois la queue pour les toilettes en 40 minutes (le deuxieme effet stress cool), laisser la veste et toute autre chose inutile aux gentils volontaires qui vont passer la matinee dans un parking souterrain a veiller sur des milliers de sacs, et commencer a se geler, pasqu'en T-shirt a meme pas 7h du mat' a Melbourne, il pele ! Direction la ligne de depart, un petit speech, et c'est parti pour 4h de folie !

On commence par descendre Saint-Kilda Road, puis on arrive a Albert Park Lake, je commence a me demander combien de km on a deja faits, est-ce qu'on a deja passe les 5 ? Ah, d'apres la borne kilometrique, juste la, ca fait 9 km deja, cool. Un peu plus loin je perds 5 ou 10 minutes a faire la queue dans les toilettes pour mecs pasque les notres sont fermes. Un pauvre japonais n'a pas compris et a fait demi-tour en voyant des filles dans la queue. J'en profite pour stretcher les jambes deja. Puis un premier ravitos, le tour du lac, retour sur la route pour descendre vers Saint-Kilda, les kilometres defilent, je suis en pleine forme, il fait super beau, c'est le pied :-)

A saint-Kilda on tourne a droite pour courir le long de la mer jusqu'a Port Phillip, on croise les coureurs qui en reviennent deja, un apercu de ces gens qui vont finir en 3h. Puis demi-tour et c'est nous qui croisons les coureurs plus lents. C'est la que se trouve la borne de mi-course. Un premier coup d'oeil a mon telephone (non, j'ai meme pas de montre): meme pas 2h ! Cool, je suis dans les temps pour faire moins de 4h, continuons ! Et j'accelere un peu, toujours en pleine forme. Retour a Saint-Kilda, et on longe la mer dans l'autre sens, vers Elwood, en croisant de nouveau des coureurs plus rapides.

Au ravitos du 25e km je commence a souffrir un peu, pause stretch, et toujours aucune nourriture solide. En fait, la plupart des ravitos n'ont que de l'eau, et parfois des gobelets de Powerade et Gatorade (boissons energetiques). C'est tout ! Ah, a voir les peaux qui jonchent le sol, on peut imaginer que les coureurs plus rapides ont eu droit a quelques bananes qui auraient ete bienvenues pour nous aussi... La bonne blague des ravitos vides, hein ;-) Apres ce ravitos, on continue, mais ou est donc Elwood ? Enfin, voila le dernier demi-tour, a partir de maintenant on retourne vers la ville, et on se rapproche de l'arrivee. Borne 28, 2 tiers de la course, un petit stretch, et je me fixe le 32e comme prochain objectif, aux 3 quarts de la course.

Sauf qu'a 30 bornes, on a le vent de face, la route commence a monter, les jambes commencent a cramper, et ca devient vraiment dur. Merci infiniment a la benevole qui distribue des bonbons au pied de la cote, meme s'il a eu du mal a passer, un peu de sucre ca fait du bien. Par contre le 32e km se cache, ai-je vraiment tellement ralenti ? Apres de longues (infinies) minutes je vois enfin une borne kilometrique. 34... ! En 3h15. Je commence a calculer combien de temps il me reste pour les 10 derniers kilometres du dernier quart, avant de realiser que 34, c'est pas 32, et qu'il n'en reste que 8. Y a pas que les jambes qui ont ralenti ! :-)

A partir de la je perds un peu le compte des bornes kilometriques, qui s'eloignent de plus en plus les unes des autres. On court derriere le centre des arts, dans des rues perdues ou il n'y a pas un chat (d'ailleurs, il n'y a pas de vrais chats dans les rues de Melbourne). Quelques ouvriers qui prennent leur pause nous regardent passer, et c'est tout. Retour sur des rues plus frequentees, les quelques passants ne font que passer, indifferents. Un tour des jardins botaniques et du Shrine of Remembrance, ou bien c'etait avant? 38? 39? Retour a Federation Square, blinde de monde, les photographes nous attendent, un sourire. On remonte Flinders Street et la, on apercoit le MCG... Mais on n'y est pas encore. J'arrete de m'arreter aux ravitos parce que ca devient de plus en plus dur de repartir apres.

Encore 3 kilometres, point de cote qui me rappelle le semi-marathon de Paris, il y a... un an... On dirait que j'ai progresse en a peine un an :-) Point de cote donc ? M'en fous, je continue ! On se rapproche de l'arrivee, et le public augmente, pas mal de coureurs des distances plus courtes qui ont fini et encouragent les suivants. Une femme me lance "Go, marathon girl !" (on a des dossards de couleurs differentes par epreuve, ce qui permet de voir qu'on rattrape quelques semi-marathonien(ne)s qui ont commence 1h apres nous). J'accelere de plus en plus, avec l'excitation. Puis un panneau "500m to go", puis l'entree du stade, passer le tunnel sombre et deboucher sur la piste en plein soleil, la foule en delire... euh oui, bien sur... Le stade est vide de ce cote. Un (demi-)tour de piste, projete sur ecran geant pour les quelques familles qui attendent dans les tribunes autour de la ligne d'arrivee, le passage de la ligne qui indique 4h20 (grr, c'est 21 minutes de trop), je leve les bras, contente de finir quand meme, et... ah, c'est fini...?

Bon, la prochaine fois je m'entraine pour de vrai avant, et je fais moins de 4h ! :-D
Mais d'abord un petit ultra-marathon dans les montagnes reunionnaises.... !

vendredi 9 octobre 2009

Centieme !

Ouh la, ca fait vraiment 2 mois que j'ai rien poste sur mon blog ? Oooops :-/

Alors en resume mes week-ends les 2 derniers mois ont ete passes a... bosser... Bon, la bonne nouvelle c'est que la semaine prochaine la premiere demo du Toy sera prete, notre article de revue ecrit, traduit et relu, mes reviews finies et cassantes a souhait... et mon genou en pleine forme pour la Diagonale.

Ah oui, en guise de ligne droite finale de mon entrainement, j'ai passe 3 semaines sans courir et a faire plein de Taekwondo a la place, j'ai appris Koryo, le premier poomse superieur, j'ai enfin visite le Museum de Sciences a 300m de chez moi, et l'aquarium de Melbourne a 3km. Aquarium qui a en guest-stars des pingouins, ca devait etre la premiere fois que j'en voyais en vrai d'ailleurs. Aquarium qui avait aussi des merous geants, oui oui, et quelques requins et des raies immenses. Photos floues prises a travers les vitres a suivre.

Plus d'internet a la maison, apres avoir decouvert brutalement que la visio-conference, ca consomme, et que quand on a une connection limitee, c'est pas cool. Quelle idee aussi, j'avais jamais eu une connection limitee depuis le modem 56 ko a Tahiti... Et dire que c'est le 21e siecle...

Voila, et un message pour ne rien dire, un (enfin, c'est le centieme a vrai dire...) Mais lundi je vous raconte mon premier marathon, promis !